Réunion à Kigali des Caritas de la zone ACEAC

IMG 7699Du lundi 19 au mardi 20 janvier 2015, s’est tenue, au Centre Saint Vincent Pallotti de Kigali/ Gikondo, une réunion ordinaire des Caritas de la zone ACEAC, l’Association des Conférences Episcopales d’Afrique Centrale regroupant les conférences des évêques du Burundi, de la RD Congo et du Rwanda. A cette réunion, présidée par Mgr Joachim Ntahondereye, Evêque de Muyinga au Burundi et Président de la Caritas ACEAC, ont participé Mgr Thaddée Ntihinyurwa, Archevêque de Kigali et Président de la Caritas Rwanda, et les Secrétaires Généraux des trois Caritas nationales de la zone, notamment l’Abbé Jean Bosco Nintunze  de la Caritas Burundi, l’Abbé Anaclet Mwumvaneza de la Caritas Rwanda, et Dr Bruno Miteyo de la Caritas Congo. Au terme de cette réunion, Mgr Joachim Ntahondereye nous a accordé l’interview que nous vous proposons :


Q/ Excellence Monseigneur, voudriez-vous présenter à nos lecteurs, nous dire quel était l’objet de la rniéuon que vous venez de tenir et les conclusions qui s’y sont dégagées ?
Mgr JoachimR/ Je suis Mgr Joachim Ntahondereye, évêque de Muyinga au Burundi, Président de Caritas Burundi et Président de Caritas ACEAC. C’est à ce titre que je me trouve dans cette belle ville de Kigali pour une réunion avec S. E. Mgr l’archevêque de Kigali et Président de la Caritas Rwanda, et les Secrétaires Généraux des Caritas de la zone ACEAC, l’Association des Conférences Episcopales d’Afrique Centrale, à savoir la Caritas Rwanda, la Caritas Congo (RDC) et la Caritas Burundi, celui-ci étant en même temps coordinateur de la Caritas ACEAC. Cette réunion est une réunion ordinaire que nous aurions dû tenir en novembre dernier et que nous n’avons pas pu tenir suite au manque de disponibilité à cause des engagements des uns et des autres.
Dans ce genre de réunion ordinaire que nous tenons d’habitude à la fin de l’année en cours, de préférence au mois de novembre, il est toujours question d’évaluer le travail de l’année écoulée suivant un plan opérationnel que nous établissons ensemble. Au bout de l’année, nous nous retrouvons pour en évaluer la mise en application. Et nous saisissons aussi l’occasion pour planifier les activités pour l’année qui suit.  C’est ainsi que, aujourd’hui, nous avons planifié nos activités pour l’année 2015. Je suis heureux de constater que nous sommes arrivés à de très bons résultats.
D’abord en ce qui concerne l’évaluation que nous avons faite pour l’année 2014, il y a eu des réalisations mais aussi quelques lacunes que nous voudrions maintenant combler au cours de l’année 2015. Nous tenons à intensifier d’abord la communication entre les différents secrétaires généraux pour qu’ils puissent se tenir mutuellement au courant des projets et des réalisations de leurs Caritas respectives et prendre, dans la mesure du possible, une position commune dans leur collaboration avec nos partenaires, notamment les partenaires d’Europe et d’Amérique du Nord.
IMG 7690Nous sommes aussi parvenus à quelques recommandations : c’est ainsi que nous souhaitons pouvoir organiser, au cours de l’année 2015, une visite aux camps de réfugiés que nous aurons à identifier, une visite surtout à l’intention des évêques des diocèses de provenance des réfugiés et ceux des diocèses hôtes pour que nous puissions leur donner la possibilité de manifester leur sollicitude pastorale envers ces frères et sœurs éprouvés par un exil forcé.
Nous voudrions aussi pouvoir nous retrouver au cours de cette année, si possible au cours du mois d’avril, pour parler de notre rôle, en tant que Caritas, dans un projet très important de l’ACEAC, celui d’un institut supérieur pour la paix et la réconciliation à Bukavu.  En tant que Caritas, nous sommes appelés aussi à y apporter notre contribution. C’est dans ce cadre que nous avons décidé de demander au Secrétaire Général de l’ACEAC de convoquer une réunion qui nous fera rencontrer avec les commissions Justice et Paix de notre zone afin que nous puissions parler ensemble de notre rôle dans la promotion de cette œuvre. Ce sera aussi une occasion de revenir sur nos rapports de collaboration entre les deux commissions qui dépendent d’une même association des conférences épiscopales de l’ACEAC.
Enfin, nous nous sommes aussi mis d’accord sur notre participation à une conférence régionale de Caritas Afrique qui se tiendra à Rome au mois de mai cette année. Nous nous sommes mutuellement encouragés à ne pas rater cette occasion et d’apporter notre contribution à ce forum qui nous aide aussi à rencontrer les autres Caritas sœurs du continent africain.
Q/ Excellence Monseigneur, à moins que je me trompe, on n’entend pas beaucoup parler des réalisations ni des projets de la Caritas ACEAC. Vous avez parlé des lacunes, quelles sont exactement ces lacunes ?
R/ Permettez-moi de nuancer d’abord l’affirmation que vous venez d’avancer et faire une mise au point. Caritas ACEAC ne peut pas se substituer aux Caritas nationales qui sont à l’œuvre dans nos trois pays respectifs. Caritas ACEAC a été voulue comme un forum d’échange d’informations, mais aussi de promotion d’un travail en synergie pour que nous puissions partager une même analyse des situations et nous rendre compte que, dans chacun de nos trois pays, on n’est en train de travailler pour résoudre les mêmes problèmes qui se posent de manière commune dans notre zone. Voilà pourquoi Caritas ACEAC, en tant que telle, ne multiplie pas des interventions directement sur le terrain. Il y a des Caritas nationales pour cela.
Mais cela n’empêche pas que nous puissions proposer des initiatives communes. Et c’est dans ce sens-là que nous voudrionsJoachim avec les 3 SG organiser ces visites à l’un ou l’autre camp des réfugiés qui se trouvent dans notre zone. La lacune que j’ai évoqué consiste notamment en que nous n’avons pas pu nous rencontrer au cours de l’année 2014 faute de disponibilité des uns et des autres.  Mais, en même temps, nous nous étions fixés, comme objectif pour l’année 2014, de réaliser au moins un projet transfrontalier en commun en faveur des personnes déplacés. Et nous n’avons pas pu le faire. C’est là la grande lacune que nous avons constatée et que nous voudrions combler au cours de l’année 2015.
Q/ Excellence Monseigneur, vous avez dit que vous alliez renforcer la communication entre les secrétariats généraux de trois Caritas nationales de l’ACEAC. Comment pensez-vous concrétiser effectivement cette résolution ?
R/ Nous allons la concrétiser en développant, chacun chez soi, d’abord le service de la communication, et puis essayer d’organiser un atelier des points focaux affecté à ces services de la communication pour voir comment ils pourraient échanger les informations et rendre beaucoup plus visible cette synergie que nous souhaitons au sein de nos trois Caritas. C’est de cette manière-là que nous comptons renforcer cette communication. Et puis, évidemment, la multiplication des réunions et des rencontres entre les secrétaires généraux des trois Caritas.
Q/ Excellence Monseigneur, si vous étiez un médecin devant une personne en consultation médicale, quel état de santé auriez-vous diagnostiqué chez Caritas ACEAC ?
R/ L’état de santé est très bon, très très bon.  Vraiment, connaissant aussi d’autres Caritas en Afrique et ailleurs, même si je ne dois pas en tirer pas un motif d’orgueil, je suis fier de constater que nos Caritas sont très actives.
Interview recueillie par Aloys MUNDERE

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