Caritas Rwanda: une fin d’année avec ressourcement spirituel et moral pour le personnel

Recollection1La Caritas Rwanda, après la présentation, le 12 décembre 2014, d’un bilan très apprécié de ses réalisations socioéconomiques au cours des 20 ans après le génocide perpétré contre les Tutsi en 1994, a voulu clôturer l’année 2014 avec un ressourcement spirituel et moral pour son personnel.

C’est ainsi que le mardi 23 décembre 2014, tout le personnel de la Caritas Rwanda du siège et les agents œuvrant dans les projets sur le terrain dans plusieurs districts du pays, se sont retrouvés au Centre de la Communauté de l’Emmanuel à Kicukiro pour une recollection animée par l’Abbé Claudien Ruhumuriza, Recteur du Petit Séminaire Saint Kizito de Zaza dans le diocèse de Kibungo, sur le thème "Une manière de sanctification au travail".

Après avoir rappelé que toutes les vocations, laïques et religieuses, n’avaient que l’ultime finalité d’atteindre la sainteté àRecollection2 laquelle nous appelle Jésus (Mt 5, 48), l’Abbé Claudien Ruhumuriza a expliqué le caractère sacro-saint du travail depuis la Genèse, lorsque, après son œuvre de création, Dieu a associé l’homme à cette œuvre en l’invitant à la procréation et à la domination de la terre (Gn 1, 28). De son côté, a dit le conférencier, le Verbe divin a, dans son incarnation, voulu naître et vivre dans une famille de travailleurs. Le travail n’est donc pas seulement pour gagner son pain, mais une vocation donnée à l’homme depuis la création. D’où la devise prise par certaines congrégations religieuses qui associent dans leur charisme le travail et la prière (Ora et labora). Quiconque prendrait son travail comme seulement un moyen de gagner son pain ne saurait donc pas se sanctifier par son travail. A la Caritas, a conclu l’Abbé Claudien Ruhumuriza, le travail ne doit pas seulement viser le bien-être de sa famille nucléaire, mais aussi et surtout chercher à pratiquer la charité (Caritas), surtout envers les plus petits.

Au cours de cette recollection, le même personnel de la Caritas Rwanda a par ailleurs bénéficié d’une conférence donnée par M. Joseph Hodari de la Communauté de l’Emmanuel sur l’amour de Jésus que nous expérimentons à travers notre charité envers les plus petits. L’Eglise, a-t-il rappelé, n’a jamais vécu et ne pourra jamais vivre sans la dimension charité (Caritas), tout en indiquant que l’enfer était plein de bonnes intentions qui ne se sont pas matérialisées en bonnes œuvres.  

Du lundi 29 au mardi 30 décembre 2014, le personnel de la Caritas Rwanda a réalisé une excursion à Musanze et Rubavu pour jouir des bienfaits dont le Créateur a doté le Rwanda avec une nature merveilleuse à découvrir pour s’en émerveiller véritablement. La première escale a été le Village touristique de Kinigi (Guest House) situé au bas du volcan Sabyinyo. Le temps de respirer cet air pur, loin de la pollution que l’on est obligé d’ingurgiter tout au long de l’année dans une métropole comme Kigali.

L’excursion s’est poursuivie à Gisenyi, au bord du lac Kivu, où l’on est arrivé en fin d’après-midi. Une fois sur les lieux, Recollection5une partie de Volleyball a été aussitôt organisée entre les seniors et les juniors de la Caritas Rwanda. Une partie somme toute dégourdissant au terme de laquelle il a été reconnu que les quelques prouesses notées chez les premiers leur ont permis d’égaliser avec les juniors (parmi lesquels deux femmes) par un score d’un set partout.

Le lendemain, la journée a commencé par une messe d’action de grâce célébrée par le Secrétaire Général de la Caritas Rwanda, l’Abbé Anaclet Mwumvaneza, et son Adjoint, l’Abbé Emmanuel Ruhagumya, au Centre Mgr Aloys Bigirumwami de Gisenyi. La journée s’est ensuite poursuite par un ricochet au site des eaux thermales situées au bord du lac Kivu à une dizaine de kilomètres du centre-ville. Là, nous Recollection6avons été accueillis par une ribambelle de gamins qui nous proposaient avec insistance de nous masser les pieds, les jambes, les bras et le dos, en nous vantant les vertus curatives de ces eaux, à condition cependant de se laisser masser avec des herbes qu’ils tenaient en leurs mains. Certains parmi nous n’ont pas su leur résister et se sont faits masser les pieds et les mains au plus grand bonheur des gamins, hélas, pour la plupart nécessiteux.

L’excursion s’est enfin conclue avec un tour pour la découverte de la ville de Gisenyi et de sa plage, agrémenté avec quelques moments de prendre des photos-souvenirs et se promener sur le lac pour les amateurs de la "dolce vita".   
                        Aloys MUNDERE

0
0
0
s2sdefault